Des informations en provenance de la province séparatiste d’Ossétie du Sud en Géorgie font état de souffrances terribles et de destructions d’infrastructures sur une grande échelle. À plusieurs reprises, le CICR a demandé à pouvoir accéder en toute sécurité et sans entrave à l’Ossétie du Sud afin d’évaluer les besoins de la population et de commencer à distribuer les secours.
« Il est impératif que nous accédions rapidement à l'Ossétie du Sud pour pouvoir acheminer des secours d'urgence aux personnes dans le besoin, » dit Dominik Stillhart, directeur adjoint des opérations du CICR.
Selon les estimations officielles, jusqu’à 60 000 personnes ayant fui leur maison se trouveraient ailleurs en Géorgie et ont besoin elles aussi d’une assistance d’urgence.
« Des secours essentiels (par exemple, vivres, eau et articles d’hygiène) sont, à nos yeux, nécessaires dans les centres d’accueil que nous visitons à Tbilissi et dans les environs, ainsi qu’à Zugdidi, en Géorgie occidentale, » dit Dominique Liengme, chef de la délégation du CICR en Géorgie. « Après deux journées d’insécurité, une de nos équipes comprenant des chirurgiens, a pu retourner à Gori aujourd’hui pour évaluer les besoins médicaux et courants et y répondre. Une autre équipe est en route pour Zugdidi. »
Dans la Fédération de Russie, le CICR estime que 12 000 personnes au moins, auraient fui de l’Ossétie du Sud vers l’Ossétie du Nord, dont une majorité de femmes, d’enfants et de personnes âgées. Environ la moitié des personnes ayant fui en Ossétie du Nord ont réussi à contacter par téléphone leurs proches restés en Ossétie du Sud.
« Certains ont pu joindre leur famille dans la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali, où des générateurs sont utilisés pour recharger les téléphones mobiles. Nous apprenons que les personnes se trouvant en Ossétie du Sud manquent terriblement d’eau et de secours d’urgence et que bon nombre d’entre elles aimeraient partir sans le pouvoir, » dit Rachel Bernhard, chef de la sous-délégation du CICR à Naltchick.
Le CICR a livré à l’hôpital de la ville de Vladikavkaz en Ossétie du Nord une autre trousse pour soigner les blessés de guerre, après en avoir distribué cinq au cours des derniers jours avec assez de médicaments et de matériel médical pour traiter environ 150 patients. L'institution coopère aussi avec la section d’Ossétie du Nord de la Société de la Croix-Rouge russe pour acheminer des secours d’urgence aux personnes ayant fui la Géorgie.
Le CICR a établi un pont aérien depuis son centre logistique à Amman (Jordanie) vers Tbilissi avec un premier chargement de 35 tonnes de secours (couvertures, jerrycans, bâches, seaux et articles d’hygiène) devant être acheminés dans les meilleurs délais. Les prochains chargements comprendront du riz et des colis alimentaires.
En plus de la fourniture de secours médicaux et d’urgence, le CICR évalue les besoins en matière de rétablissement des liens familiaux pour venir en aide aux personnes ayant perdu le contact avec leurs proches. Le personnel du CICR a rencontré un certain nombre de civils qui cherchent désespérément à localiser leurs proches ; il s’emploiera à rétablir les liens entre les membres des familles dispersées.
L’institution continue à demander l’accès à toutes les personnes arrêtées ou capturées en relation avec les affrontements et rappelle aux parties la responsabilité qui leur incombe de protéger les civils se trouvant dans les zones relevant de leur contrôle.
Informations complémentaires :
Maia Kardava, CICR Tbilissi, tél. : +995 32 35 55 10 ou +995 99 55 88 18 (mobile)
Yuri Shafarenko, CICR Vladikavkaz, tél. : +7 867 253 0737 ou +7 903 545 3534 (mobile)
David-Pierre Marquet, CICR Moscou, tél. : +7 495 626 5426 ou +7 906 708 4637 (mobile)
Anna Nelson, CICR Genève, tél. : +41 22 730 2426 ou +41 79 217 3264 (mobile)