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Aidez les victimes de la guerre : faites un don au CICR aujourd'hui
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12-08-2008  Éclairage  
Népal : renforcer les capacités des volontaires de la Croix-Rouge
Jusqu’au cessez-le-feu de 2006, le CICR avait pour but premier, au Népal, d'apporter protection et assistance aux victimes du conflit armé opposant le gouvernement au parti communiste du Népal (maoïste). Depuis lors, il a adapté ses activités d’assistance à la nouvelle situation, caractérisée par des troubles intérieurs. Susannah Cernojevich, collaboratrice du CICR, raconte.

©ICRC
Des manifestants demandent aux commerçants de fermer leur boutique pour la journée, en soutien à la grève.

Le CICR soutient la Croix-Rouge du Népal en renforçant sa capacité opérationnelle pour qu’elle puisse mieux répondre aux situations d’urgence et réaliser ses projets. Grâce à cette aide, des volontaires de cette Société nationale améliorent leur formation en premiers secours en suivant des cours conçus par le CICR pour les préparer à porter assistance aux victimes des situations de violence. Ainsi, ces volontaires sont en mesure de fournir des services d’urgence dont la population népalaise a grand besoin, surtout en des temps difficiles comme c’est le cas actuellement.

Dans les villes de Nepulganj, Pokhara et Biratnagar, ainsi qu’aux environs, le CICR collabore étroitement avec la Croix-Rouge du Népal pour créer des équipes d’action Croix-Rouge (RCAT). Fruit d’une initiative des deux institutions, ces équipes ont été conçues pour intervenir rapidement dans diverses situations d'urgence. Leurs volontaires sont formés pour effectuer des opérations de sauvetage, gérer les catastrophes, rétablir les liens familiaux et organiser des dons de sang.

Les volontaires, qui ont entre 18 et 35 ans, interviennent dans leur propre district. Il est ainsi plus facile de les mobiliser à brève échéance pour des opérations d'urgence, ce qui est important pour le succès de ce programme.

Une journée de la vie d’un volontaire.

L'équipe RCAT de la section du district de Katmandou de la Croix-Rouge du Népal est dirigée par Rajendra Shrestha, qui travaille depuis huit ans pour la Société nationale. Une grève à Katmandou met son équipe à l'épreuve.

Rajendra arpente les corridors des bureaux de Katmandou, son téléphone mobile à portée de main. Il y a passé toute la matinée, attendant des nouvelles de la situation régnant dans la ville. « Si des premiers secours sont nécessaires, dit-il, je peux mobiliser des volontaires en 20 minutes. À la question de savoir à combien d’urgences il a déjà répondu, il répond rapidement : « Je n’ai pas compté, elles étaient trop nombreuses ».

©ICRC
Rajendra Shrestha, chef de l’équipe d’action Croix-Rouge (RCAT) qui intervient en cas d'urgence.
Parfois, Rajendra passe toute la journée à côté du téléphone à écouter les dernières nouvelles. Il peut recevoir des informations du réseau des volontaires des 19 sous-sections de Katmandou, soit par téléphone, soit sous forme de message écrit. Il arrive même qu’il apprenne les dernières nouvelles dans la rue.

« Lorsque nous sommes informés d’un problème quelque part dans la ville, explique Rajendra, je demande aux volontaires d'emporter du matériel de premiers secours et d'aller sur place pour venir en aide aux blessés et les évacuer. Une fois, un employé du siège a été le témoin à Katmandou d’une action de protestation de réfugiés tibétains qui dégénérait, se rappelle Rajendra. Il a appelé le bureau de la Croix-Rouge et j’ai envoyé des volontaires. L'action rapide de la Croix-Rouge a été très appréciée. »

Le travail d’un volontaire n’est souvent pas sans risques. Rajendra raconte un incident qui s'est produit lors d’une grève en 2007, un volontaire ayant été atteint par une pierre alors qu’il tentait d’évacuer un policier blessé. « Parfois, les volontaires sont pris au piège entre les manifestants et les policiers, et il devient difficile d'aider les autres lorsque vous devez vous préoccuper de votre propre sécurité ».

Changement d’image

Rajendra, qui a une petite entreprise dans le même bâtiment qu’une section de la Croix-Rouge du Népal, est aussi le secrétaire de la sous-section de Swayambhu. Parlant de son travail pour la Croix-Rouge, il dit : « En voyant les activités qu’elle déployait, un jour je me suis dit qu'il fallait que j’y adhère ».

©ICRC
Sangha Ratna Shakya, secrétaire de la Croix-Rouge du Népal, section du district de Katmandou.

Avec le temps, le travail de l’équipe RCAT contribue à changer l'image de la Croix-Rouge au Népal. Sangha Ratna Shakya, secrétaire de la section du district de Katmandou de la Croix-Rouge du Népal, déclare : « Il y a quelques années, les gens considéraient la Croix-Rouge du Népal différemment, comme un simple service de don du sang et d’ambulances. Mais la mise en place des équipes d’action Croix-Rouge a totalement modifié cette perception, car les gens voient que la Croix-Rouge secourt des personnes dans la rue et leur prodigue les premiers soins».

Le mandat des équipes RCAT impose à celles-ci d’avoir au minimum 33% de femmes dans chaque équipe. La section du district de Katmandou est allée encore plus loin – plus de 50% de ses volontaires sont des femmes.

« Aujourd’hui, l’équipe RCAT est prête à intervenir, au cas où un incident se produirait en relation avec la grève, déclare Rajendra, mais pour le moment, je n’ai aucune nouvelle de la vallée. Les équipes de volontaires sont de piquet, ajoute M. Shakya, mais nous espérons toujours que rien ne se passe aujourd’hui ».

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12-08-2008