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19-10-2009  Événement  
Notre monde. À vous d’agir. Événements au Nigéria.

Une soirée de divertissements pour célébrer les 150 ans de l’héritage d’Henry Dunant

Le 18 septembre dernier, plus de 360 personnes ont répondu à l’invitation du CICR à participer au « Concert de l’humanité » organisé à l’occasion du 150e anniversaire de la bataille de Solférino et du 60e anniversaire des Conventions de Genève. Parmi les hôtes de marque se trouvaient l’épouse du vice-président du Nigéria, Patience Goodluck Jonathan, la ministre nigériane de l'Information et de la Communication, Dora Akunyili, ainsi que plusieurs ambassadeurs en poste à Abuja.


Le Concert de l’humanité

« Cette soirée de musique, de danse, de théâtre et d’images a pour but d’attirer l’attention du public sur les nombreux défis humanitaires face auxquels nous nous trouvons », a déclaré Jacques Villettaz, chef de la délégation du CICR à Abuja, dans son allocution de bienvenue. « Elle vise aussi à rappeler à chacun la responsabilité qui lui incombe d’agir et de promouvoir une culture du volontarisme, à l’instar d’Henry Dunant, il y a 150 ans. »

Trois heures durant, le concert a ravi les invités, tandis que des messages sur le mandat et les activités du CICR, ainsi que sur sa création, 150 ans plus tôt, étaient diffusés à leur intention.

Le thème de la campagne mondiale Notre monde. À vous d’agir. lancée par le CICR est celui de la responsabilité partagée. Il rappelle que l’action, individuelle ou collective, a le pouvoir de changer les choses. Les membres du chœur d’étudiants de la Fondation Rochas Okorocha, les Rochas Angels, ne le savent que trop bien, eux qui ont bénéficié du « geste humanitaire » d’un bienfaiteur individuel qui les a adoptés alors qu’ils étaient enfants des rues. Ce sont eux qui ont accueilli les hôtes de la soirée en interprétant deux de leurs tubes les plus entraînants, Just add to the world, try a little kindness et Change the world, show some love.

Les Rochas Angels n’étaient pas les seuls artistes à apporter leur contribution musicale à la soirée : Charly Boy, une star de la musique populaire nigériane, a lui aussi concouru au succès du concert. Charly Boy a fait irruption sur la scène musicale nigériane dans la peau d’un artiste original, arborant tenues extravagantes, piercings et autres accessoires, le tout assorti d’une coupe de cheveux venant tout droit de Mad Max. Au fil des années, il s’est imposé comme phénomène de l'industrie de la variété nigériane, se distinguant en outre par son activisme social et sa philanthropie.

Lorsqu’il monta sur scène, l’attention de tous fut immédiatement attirée par sa combinaison de motard hardcore en cuir et par les tatouages et autres piercings qu’il exhibait. Cependant, lorsqu’il se mit à entonner le morceau qu’il avait spécialement composé pour l’anniversaire de la Croix-Rouge, l’aura énigmatique qui entourait sa personne se dissipa instantanément et ses envolées sur Henry Dunant, la Croix-Rouge et les Conventions de Genève, tantôt en anglais tantôt en dialectes locaux, achevèrent de conquérir le public. Le spectacle atteignit un paroxysme lorsque les Rochas Angels, revêtus de leurs uniformes de cérémonie hauts en couleur, reprirent en chœur avec Charly Boy « Tout ce que nous devons faire c’est rendre ce monde meilleur pour toi et pour moi – Faisons quelque chose pour améliorer la vie sur notre planète », tout en chaloupant au rythme de la musique.


Se remémorer ce que le CICR « a fait » pendant la guerre civile du Biafra au Nigéria

Le professeur Emma Okoronta, maître de cérémonie ce soir-là, avait lui-même failli succomber au kwashiorkor, une forme virulente de malnutrition enfantine, lorsqu’il avait cinq ans, à l’époque de la guerre civile du Biafra au Nigéria (1969-1970). La guerre avait alors paralysé la plupart des activités agricoles et la fourniture de secours était très limitée, en particulier du côté biafrais. Il est ainsi fort probable qu’il y ait eu à l’époque plus de morts en raison de la grave malnutrition et de maladies comme le tétanos ou le choléra que de tués par balle. Si le professeur Okoronta a survécu, c'est grâce à l’aide du CICR. Aussi a-t-il profité du Concert de l’humanité pour dire sa gratitude à la Croix-Rouge et la remercier avec ses propres mots et d’une voix pleine d’émotion « pour les rations alimentaires à base de céréales, les flocons d’avoine "Quaker Oats", les œufs lyophilisés, le lait en poudre et l’iode grâce auquel le tétanos a cessé de dévorer mes poumons. Merci aussi d’avoir appris à nos mères à cuisiner les "feuilles amères" pour que nous puissions avoir des protéines. Merci pour tout. Sans le soutien du CICR, je n’y serais jamais arrivé. »


Faire revivre des scènes de la bataille de Solférino

La soirée a culminé avec un spectacle combinant théâtre et danse conçu par le Conseil des arts et de la culture d’Abuja pour remémorer la genèse de la Croix-Rouge et des Conventions de Genève. Le recours à des chants, des danses, des décors et des costumes du monde africain afin d’illustrer une histoire européenne s’est révélé très original et a su séduire aussi bien le public africain que les diplomates occidentaux.

La scène de la bataille de Solférino a été interprétée par des soldats torse nu vêtus de pagne de raphia de toutes les couleurs, brandissant des armes traditionnelles et dansant au son de percussions et de flûtes africaines ou encore d’autres instruments traditionnels. « Je ne connaissais pas grand chose sur la Croix-Rouge avant de commencer à diriger cette pièce », a admis Kayode Aiyegbusi, du Conseil des arts et de la culture d'Abuja.


Montrer la dignité et l’espoir au cœur des conflits armés grâce à une exposition de photos

Trois jours avant le Concert de l’humanité, une exposition de photos présentant 40 images d’archives sur les activités du CICR a été ouverte au public à Abuja. « L’exposition se distingue par les contrastes qu’elle fait ressortir : la plupart des photos sont le reflet de la souffrance, mais il y a aussi de magnifiques clichés », a reconnu Andreas Baum, ambassadeur de Suisse au Nigéria.

La photo de Louise, cette Congolaise qui a vu son mari tué sous ses yeux par des hommes armés qui avaient attaqué son village avant d'être elle-même violée, et qui a ensuite assisté au viol de sa mère de 81 ans et de trois de ses filles, a retenu l'attention du plus grand nombre. Beaucoup de visiteurs se sont demandés comment Louise avait non seulement eu la force de survivre à ce calvaire, mais aussi décidé, par la suite, d'accompagner des personnes ayant comme elle été victime de violences sexuelles.

La réponse se trouve dans le message que le CICR s'efforce de relayer grâce à cette exposition, en montrant le courage, la dignité, la capacité à faire face et l'espoir dont font preuve nombre de victimes de conflits armés au milieu de la peine et de la souffrance. Plus de 150 personnes, issues du grand public et représentants de la communauté diplomatique, de la société civile, des médias, des forces armées, ou encore membres de la CEDEAO et du gouvernement, ont assisté à l'inauguration.

Le talent et le savoir-faire déployés pour organiser cette manifestation dans le cadre de la campagne Notre monde. À vous d’agir. ont atteint leur but, à savoir que chacun ait le sentiment d’être véritablement responsable.


Notre monde. À vous d'agir. Événements à travers le monde.

©CICR
Abuja, Nigéria. Charly Boy, la star de la musique nigériane, sur scène en compagnie d’élèves de la Fondation Rochas Okorocha, lors du Concert de l’humanité organisé par le CICR pour célébrer le 150e anniversaire de la bataille de Solférino.
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Abuja, Nigéria. Le chef de la délégation du CICR, Jacques Villettaz, entouré de son épouse, Emi Demura, et de la ministre nigériane de l’Information, Dora Akunyili, lors du Concert de l’humanité organisé par le CICR pour célébrer le 150e anniversaire de la bataille de Solférino.
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Abuja, Nigéria. Le président de la Croix-Rouge du Nigéria, Owelle Rochas Okorocha, l'épouse du vice-président nigérian, Patience Goodluck Jonathan et son entourage, lors du Concert de l’humanité organisé par le CICR pour célébrer le 150e anniversaire de la bataille de Solférino.
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Abuja, Nigéria. Image du carnage qui avait tant choqué Henry Dunant après la bataille de Solférino, tel que remis en scène par la troupe de théâtre du Conseil des arts et de la culture d’Abuja, lors du Concert de l’humanité organisé par le CICR pour célébrer le 150e anniversaire de la bataille de Solférino.
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Abuja, Nigéria. Scène de ballet guerrier du spectacle monté par le Conseil des arts et de la culture d’Abuja, lors du Concert de l’humanité organisé par le CICR pour célébrer le 150e anniversaire de la bataille de Solférino.
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Abuja, Nigéria. Henry Dunant recevant le premier prix Nobel de la paix dans le cadre du spectacle monté par le Conseil des arts et de la culture d’Abuja, lors du Concert de l’humanité organisé par le CICR pour célébrer le 150e anniversaire de la bataille de Solférino.
©CICR
Abuja, Nigéria. Visiteurs de l’exposition de photos organisée par le CICR à l’occasion du 60e anniversaire des Conventions de Genève.
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Abuja, Nigéria. Visiteurs de l’exposition de photos organisée par le CICR à l’occasion du 60e anniversaire des Conventions de Genève.
©CICR
Abuja, Nigéria. Le chef de la délégation du CICR, Jacques Villettaz en discussion avec l’ambassadeur de Suisse, Andreas Baum, la cheffe adjointe de délégation, Tamara Mona et le capitaine Eno de l’armée de l’air nigériane, à l’exposition de photos organisée par le CICR à l’occasion du 60e anniversaire des Conventions de Genève.

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19-10-2009