Accueil
  English
  Arabic
  Russian
  Chinese
Aidez les victimes de la guerre : faites un don au CICR aujourd'hui
sudan-update-080109
8-01-2009  Le point sur les activités  
Soudan : soins médicaux, eau potable et autres motifs d'espoir
Au Soudan, la situation a été relativement stable ces dernières semaines par rapport aux mois précédents. Néanmoins, le CICR a poursuivi ses efforts, en particulier au Darfour et au Sud-Soudan, pour venir en aide aux personnes subissant les conséquences du conflit armé.

Nouvel espoir pour les handicapés au Sud-Soudan

Au Sud-Soudan, quelque 35 000 personnes handicapées, dont de nombreuses victimes de la guerre, peuvent espérer bénéficier bientôt d'un accès aux soins et d'un soutien largement accrus, avec l'ouverture à Juba du premier centre de réadaptation physique de la région. Cette structure a été inaugurée officiellement le 4 janvier en présence de représentants du gouvernement du Sud-Soudan.

Le CICR a construit un nouveau centre entièrement équipé, d'une surface couverte de 1 200 m2, pour un coût de 1,8 million de dollars US. La construction a duré plus de deux ans et est le résultat d'une collaboration réussie entre le CICR et les autorités locales. Cette structure pourra accueillir 100 personnes par mois lorsqu'elle sera complètement opérationnelle.

« De nombreuses personnes au Sud-Soudan souffrent de handicaps physiques dus à des blessures par balles ou à d'autres lésions subies durant les décennies de guerre qui ont dévasté la région », explique Patrick Vial, chef de la délégation du CICR au Soudan. « Le centre leur facilitera l'accès à des séances de physiothérapie, des prothèses, des orthèses et des béquilles de bonne qualité, et leur permettra de vivre dans la dignité. »

L’hôpital universitaire de Juba offre des soins satisfaisants

Selon une évaluation réalisée à l’hôpital universitaire de Juba, cet établissement offre des soins satisfaisants et appropriés à ses patients, une année après que le CICR lui a retiré son soutien et confié sa gestion au gouvernement du Sud-Soudan.

Cette évaluation détaillée a porté sur la gestion, les finances, la supervision médicale et l'enseignement, les soins médicaux et infirmiers, les services d'admission, la salle de soins postopératoires, la salle d'opérations, la radiologie et d’autres services.

« Nous sommes heureux de constater que les services de l’hôpital universitaire de Juba se sont nettement améliorés », déclare le docteur Cleto Chashi, chef du département sanitaire à la délégation du CICR à Khartoum. « Ceci prouve que notre stratégie consistant à réduire progressivement notre soutien était appropriée. Maintenant, l’hôpital est capable de fonctionner correctement de manière autonome ».

Le CICR a remis la gestion de l’établissement entre les mains du gouvernement en décembre 2007, après que les parties au conflit furent parvenues à mettre fin pacifiquement, en décembre 2005, à la plus longue guerre civile que l'Afrique ait connue.

Rétablir l'approvisionnement en eau : quel meilleur cadeau pour une communauté éloignée du Darfour ?

Wakhaim est un petit village qui se trouve à quelque 200 km au nord-est de Kutum (Darfour Nord) sur une route de migration utilisée par les nomades. La survie du village dépend de deux puits. À la veille de l’Eid Al-Adha, l'une des fêtes musulmanes les plus importantes, deux pompes à eau submersibles sont tombées dans les forages, privant quelque 5 000 personnes et 8 000 têtes de bétail de leur seule source d’eau.

Des spécialistes en hydrotechnique du CICR, partis de Kutum pour répondre à cette urgence, ont fait quatre jours de route pour atteindre Wakhaim. Avec un équipement sophistiqué, dont une caméra de forage, ils y ont installé une nouvelle pompe.

En 2008, les ingénieurs en hydrotechnique du CICR ont assuré à plus de 600 000 personnes de régions reculées du Darfour un accès à de l’eau potable en améliorant des pompes manuelles, des puits creusés à la main, des stations de distribution d'eau et d'autres systèmes d'approvisionnement en eau. En outre, l'institution a fourni un soutien à quelque 130 000 personnes déplacées du camp de Gereida en matière d’approvisionnement en eau et d'assainissement, de promotion de l’hygiène et de gestion des déchets solides.

Aide d’urgence en faveur de villageois tchadiens fuyant la violence

Trois jours d'affrontements intercommunautaires violents au sud de Birak (est du Tchad) ont contraint des milliers de civils à prendre la fuite ; au moins neuf villages tchadiens ont été touchés. Selon les derniers chiffres du CICR, quelque 9 000 réfugiés tchadiens se sont rassemblée au nord de Bir Saliba, un village soudanais du Darfour Ouest proche de la frontière.

Les collaborateurs du CICR basés à Abeché (est du Tchad) et Aljeneina (Darfour Ouest) ont joint leurs efforts pour fournir des nattes, des couvertures et des jerrycans à plus de 6 000 victimes des deux côtés de la frontière internationale.

Reproduction locale des semences au Darfour

Le CICR a aidé des communautés du Darfour qui ont perdu leurs ressources agricoles productives à retrouver des moyens de subsistance en leur fournissant des semences et des outils. En 2008, près de 250 000 agriculteurs ont ainsi reçu des semences et des outils juste avant le début de la saison des pluies. Malgré le succès de ce programme, un contrôle des récoltes a montré que certaines variétés de semences importées s'étaient mal adaptées aux conditions locales.

Le CICR prévoit de redonner à la population la possibilité de reproduire localement les semences dans le cadre d’un nouveau projet auquel participeront le ministère soudanais de l’Agriculture et les centres de recherche agricole de Zalingi, Nyala et Alfashir. Le CICR fournira les semences initiales ainsi qu’une assistance technique et il supervisera les centres. Il achètera une partie de la récolte, fin 2009, pour la distribuer au Darfour.

Des injections sauvent la vie à des enfants du Darfour

Dans la ville éloignée de Fanga Suk, au Darfour Nord, bon nombre de femmes et d'enfants n'avaient jamais été vaccinés contre des maladies mortelles fréquentes telles que la rougeole avant que le CICR ne transforme l'un des bâtiments de la ville en un dispensaire de soins de santé primaires desservant 30 000 personnes.

Lors de son inauguration par le CICR en août 2008, le dispensaire fournissait déjà des soins curatifs et prénatals. « Certaines personnes faisaient jusqu'à deux jours de voyage pour venir se faire soigner », déclare Frances Devlin, coordinatrice des soins de santé primaires au CICR.

En décembre 2008, le dispensaire a étoffé ses services en offrant une vaccination de routine aux enfants de 0-5 ans et un vaccin contre le tétanos aux femmes enceintes. Comme Fanga Suk n’avait jamais eu de dispensaire ou de service de santé auparavant, la plupart des enfants de moins d’un an n’avaient pas eu la possibilité d'être vaccinés.

Le CICR a également soutenu une campagne de porte en porte pour lutter contre la polio au Darfour, campagne organisée par le ministère soudanais de la Santé. Dans le camp pour personnes déplacées de Gereida, au Darfour Sud, des volontaires du Croissant-Rouge soudanais ont incité les parents à faire vacciner leurs enfants.

Au cours de 2008, 11 dispensaires soutenus par le CICR ont administré plus de 200 000 doses de vaccin en différents lieux du Darfour afin de protéger les enfants de moins de cinq ans contre la maladie. Ces mêmes dispensaires ont réalisé plus de 150 000 consultations médicales, dont 66 000 pour des femmes.

Intégration du droit international humanitaire dans la formation des forces armées soudanaises.

Un atelier de cinq jours, parrainé par le CICR, a été organisé à Khartoum pour incorporer les principes fondamentaux du droit international humanitaire dans la doctrine, la formation et la conduite des opérations des forces armées soudanaises. Les participants venaient de collèges et instituts de formation militaire situés dans tout le pays. Le CICR entretient avec les commandants des forces armées soudanaises un dialogue confidentiel portant sur le respect du droit humanitaire.

Informations complémentaires :
Saleh Dabbakeh, CICR Soudan, tél. : +249 91 213 77 64 ou +249 1 83 476 464
Anna Schaaf, CICR Genève, tél. : +41 22 730 22 71 ou +41 79 217 32 17









Autres documents dans cette section :
Actualité 

Vers le haut
Accueil | Plan du site | Recherche | Quoi de neuf | Contacts | Copyright | Politique de confidentialité | RSS
© 2009  Comité international de la Croix-Rouge
8-01-2009